Bonjour les amis,
C’est énorme je le sais. Ma mère pense que je devrais me taire. Mais la mémoire de Steve Jobs m’encourage. N’avait-il pas dit lors de son discours légendaire à Stanford qu’il fallait aller au bout de soi-même et échapper toujours et encore aux dogmes qui veulent penser à notre place ?
Et surtout d’être insatiable et même fou ?
Alors, oui, j’accuse à fond !
J’accuse Attila Uturgur de mener le complot antimac depuis le tout début, depuis que les Jobs avaient donné leur garage à leur fils adoptif Steve ! C’est lui qui grillait les composants la nuit en entrant par effraction par la petite fenêtre du fond obligeant l’ami Steve Wozniak à tout refaire le lendemain.
J’accuse ce personnage malfaisant d’avoir vendu du mauvais LSD à Steve Jobs, de l’avoir plongé dans le désarroi relationnel, d’avoir semé la zizanie chez Apple en 1985 et poussé Steve à démissionner de sa propre affaire.
J’accuse ce monstre vipérin d’avoir fait pleurer si souvent le pauvre Steve après ses nombreux éclats de colère incontrôlée.
J’accuse ce malappris imbuvable d’avoir, à l’époque, égaré Steve dans le choix du processeur Motorola au lieu de pencher de suite vers le processeur Intel.
J’accuse le méphistophélique Attila Uturgur de prolonger les tournoiements des frisbees arc en ciel signalant que l’OS travaille ailleurs.
Je l’accuse d’avoir tout fait pour détériorer la carte graphique du Mac de mon neveu le lendemain de la fin de son Apple care.
La liste de ses actions malfaisantes est longue et les Chroniques de Cupertino lancent un appel à témoignages ! Si vous avez entendu parler d’Attila Uturgur, si vous avez connaissance d’une de ses nombreuses menées antimac, ayez le courage de vous levez et de clamer haut et fort votre indignation !
Notre équipe, complètement indignée, a monté ce dossier exclusif d’un scandale qui touche les plus hauts sommets de l’industrie financière et de là, j’ai le vertige.
Nous savons qu’Attila a été pendant des années le complice de Piètre Andouillovitch. Il a été impliqué dans de nombreux trafics de matériel informatique et a n’a jamais lésiné à piéger les gerbes des monuments aux morts pour parvenir à ses fins : la déstabilisation.
Voici le témoignage de sa mère adoptive, Natalia Uturgur:
« J’avais accepté de bon cœur l’argent qu’on me donna pour adopter Attila. Je l’ai élevé comme j’ai pu. Et n’ai rien à voir avec son alcoolisme précoce.
A l’école des petits, il avait pris l’habitude de fumer le cigare et personne ne pouvait l’empêcher de détrousser de leurs biberons les bébés de la nurserie voisine. Je n’ai plus aucun contact avec Attila.
Pourtant nous l’aimions bien, il s’occupait à merveille de l’herbe de notre gazon qui, après son passage, ne repoussait plus.
On ne peut pas dire qu’il maltraitait ses camarades de classe mais ils ont tous voulu redoubler et lui seul est passé dans la classe supérieure. Il était si débrouillard ! A force de les laisser tous sur place, il a été le seul candidat au concours de l’école militaire. Il a été reçu brillamment.
Je sais qu’il avait un frère qui avait été adopté en Amérique. De tous les enfants qui mendiaient pour moi, Attila était mon préféré. Je n’ai plus aucune nouvelle de lui.
Merci de m’avoir donné tout cet argent. Je trouverai sans doute une autre photo de lui pour un peu plus cher. Repassez me voir sans faute à la fin du mois. »
Sa logeuse, Mme Dnis Proprtrvskde, se souvient bien d’Attila.
Elle nous déclare :
« Un garçon vraiment charmant. Il n’a jamais payé son loyer en retard. Et me reprenait les billets de son loyer acquitté rubis sur l’ongle quand le boucher ou la banque les refusait. Et il les changeait tout de suite avec d’autres plus neufs et plus jolis.
Le banquier me demanda même son adresse et Attila travailla pour eux. Et depuis la banque acceptait tous les billets de son loyer. Mais le boucher faisait toujours des grimaces en les voyant. Et puis finalement, j’ai payé tout par chèque, comme ça on ne pouvait pas voir les billets qui déteignaient et faisaient des taches sur les vêtements car l’encre mettait un temps fou à sécher. Avec les chèques, c’était mieux. C’était le caissier de la banque qui se salissait les doigts, ce fainéant.
Mon mari, Pnis, que dieu le garde surtout, avait aménagé la cave en logements à louer. C’était le début de notre fortune. Attila m’avait vendu des actions Import Export Piètre Andouillovitch. Il importait à l’époque des ordinateurs américains de marque Macintosh. Vous connaissez ?
Nous en avions vraiment besoin ici. Car on ne savait plus où mettre les fiches. Imaginez : chaque citoyen a une fiche et parfois dix, vingt fiches. Moi je faisais des fiches sur mes voisins et mes voisins faisaient des fiches sur moi. On remettait ça chaque semaine au ministère contre 50 kopeks la fiche et on arrivait à en vivre comme ci comme ça.
Moi, je n’oubliais aucun détail. Ce que celle-ci ou celui-là avait dit et fait, leurs remarques, la manière dont ils mangeaient le boulgour aux harengs ou le goulasch aux snorkels.
Après tant d’années ça devait en faire des fiches. Surtout que tout le monde s’y est mis.
On savait qu’ils construisaient des hangars et des hangars pour les ranger, c’était un secret pour personne. Mais il faut dire une chose : au moins tous nos jeunes avaient un boulot car il fallait lire les fiches, en parler à la police et même les mettre en ordre.
Je regrette cette époque où on s’intéressait vraiment au peuple. Maintenant tout le monde s’en moque. Ils disent n’importe quoi et personne n’en prend note. On ne s’imagine pas à quel point les gens sont laissés aujourd’hui à eux-mêmes.
Quand Attila est venu avec ses Macintoshs, on était tous soulagés. Tout le pays s’est mis à l’informatique. Le gouvernement en commanda des wagons. On pouvait enfin faire des fiches de police sur tout le monde sans remplir des hangars, disait Attila à la radio. Mais quand on a installé les Macintoshs, on s’est rendu compte que sous le châssis et bien, y avait rien.
Attila disait que c’était normal, le cerveau des Macintoshs est puissant. Il est dans la coque. La modernité, quoi. Et il promettait de passer dans tout le pays pour apprendre aux gens à mettre correctement la prise de courant.
Les actions Import Export Piètre Andouillovitch étaient montées en flèche quand Piètre Andouillovitch devint ministre du commerce extérieur. Puis se sont effondrées après la livraison des ordinateurs. Et quelques semaines plus tard, ce brave homme a dû quitter précipitamment notre si beau pays pour s’exiler à Paris. Quelle tristesse !
J’ai partagé moitié moitié les bénéfices avec ce brave Attila qui, heureusement, m’avait fait vendre les actions la veille du krach.
Il partit rejoindre, par amitié je suppose, son ami Andouillovitch en France. Nous avons 6666 Macintoshs à vendre. Paraît que tous les musées en recherche et que même sans rien dedans, ça vaut cher. Mais dedans il y a imprimées sur le châssis les signatures de Steve Jobs et des inventeurs. Pour 6666 $ vous en prenez un ? Ça vous intéresse ? »
A+ les amis, si le cœur vous en dit, pour une prochaine chronique de Cupertino qui dévoilera un nouveau témoignage sur le chef des Antimacs, l’abominable Attila Uturgur, qui tire les ficelles du complot. Oui, il y a bien un complot contre Apple et nous continuons nos révélations exclusives avec courage. Et avec la délicatesse qui convient. Si vous le voulez bien, évidemment.
Ne perdez pas un seul instant, chers lecteurs, retrouvez gratuitement toutes les Chroniques de Cupertino passées, présentes et à venir :
http://leschroniquesdecupertino.blogspot.com/
Vous y découvrirez en exclusivité : la première photo rendue publique d’Attila UTURGUR ! Incredible !










